
Voila un texte d'Alex, le francais que j'ai rencontre a Ulaan-Baatar. Cela permet d'avoir un autr point de vue de la russie. Je le remercie d'ailleurs de m'avoir permis de l'utiliser. A votre plaisir : Me voila depuis 12 jours en Mongolie mais ce sera pour plus tard. Bon, la Russie. C'est grand. Arrivee donc a Moscou. Mais l'aventure a vraiment commence sur l'A1 avec Irwin Vatanen. Puis a Copenhague, 5 euros le cafe, ils sont forts ces danois. Moscou c'est comme la Russie , c'est grand mais c'est plus petit que la Russie. Pour commencer j'ai dormi malgre l'aspirateur-tupolev qui vrombissait dans la chambre. En fait pour commencer j'ai du apprendre en accelere le cyrilique, parce que sinon je ne serai jamais sorti du metro. Et j'ai aussi du comprendre rapidement que certaines stations avaient 2 noms differents. C'est mieux, au cas ou on ne dechiffre pas le nom, on va a la station suivante et la on a des palpitations, parce que c'est bien la suivante de celle qui n'existe pas. Ensuite pour acceder au metro il faut descendre au centre de la terre, avec des escalators de 100 ou 150 metres, comme ca si on marche sur la laniere de son sac a dos, on franchit le mur du son. Mais il est beau. Enfin les stations parce que les rames doivent dater de Krouchtchev, on se croirait presque a Bruxelles, une fois. Du marbres, des lustres, de grands halls. Bref, les trains arrivaient a l'heure, comme en Italie, mais en plus les gares etaient belles, ce qui montre bien la superiorite du systeme communiste et son soucis permanent d'ameliorer les conditions de vie des masses laborieuses. La bureaucratie maintenant. J'ai mis 2 jours a courir la ville pour me faire enregistrer, chose a priori obligatoire, mais qui semble-t-il sert surtout a eviter de cheres rencontres avec les policiers moscovites. Pour le reste, il faut se faire enregistrer dans tous les hotels en donnant son numero de passeport, numero egalement demande pour tout billet de train. Quant a l'utilite de tout cela... parce que sinon on ne peut pas dire que l'on se sente vraiment surveille. Et puis j'ai marche dans les rues, joliment decorees d'affiches publicitaires pour Channel, Dior, Nokia, Nike, Mercedes, Mc Do, Sony etc. Des boutiques sympas - Gucci, Prada, Hediard etc. - des 4x4 en pagailles avec pares-grizzlies, un foule affairee et indifferente, sauf aux noirs et aux meteques, ce qui prouve encore une fois la justesse de vue du petit pere des peuples blancs. Un grande capitale europeenne, la plus chere d'Europe parait-il devant Londres, ce qui au vu du centre de l'agglomeration ne parait pas - trop - exagere. Des grues en pagailles pour construire centres commerciaux, bureaux, immeubles d'habitation... En meme temps les immeubles de la lointaine banlieue ne ressemblent guere a cela et semblent s'etre bien decrepis depuis 1991. La vie est donc chere a Moscou - et en Russie -, meme si on peut se restaurer pour quelques dollars et prendre un taxi Lada - il suffit de tendre 2 doigts vers le sol pour qu'une voiture sur 2 s'arrete. Enfin les voitures Ladas, parce que les 4x4 Mercedes, c'est plus rare. Visite de la Place rouge et du Kremlin comme il se doit, ca fait un peu Disneyland , mais on peut se souvenir avec emotion des defiles militaires devant des dignitaites grabataires. Au fait, le 14 Juillet c'etait comment ? Le Goum aussi sur la place rouge, sorte de Bon Marche moscovite. La Moscova et ses berges, les eglises aux bulbes etincelants, les musees, les monuments - j'ai bien aime les gratte-ciels de style gothique stalinien, ca fait un peu Gotham city, preuve que Joseph avait su rester un grand enfant. Des soirees agitees - bars boites pubs restos et arrosees : vodka comme il se doit, les 75 cl se trouvant des 3-4 dollars (ici les pauvres ne sont pas obliges de se taper des litrons de villageoise tiede pour avoir un cirrhose) et surtout de la biere, partout, tout le temps et pour tout le monde. Il est frequent de rencontrer des femmes avec un bouteille a la main ou des copines qui trinquent dans un parc a la Heineken a 11 heures du mat. Enfin un pays qui a su avec bonheur sortir du machisme capitalisto-bourgeois le plus primaire. De la meme facon les femmes n'hesitent pas a se promener en boxer et soutien gorge dans la rue, soulignant avec justesse le pli de leurs fesses et leur joie de s'etre emancipee de peres ou de maris retrogrades. Alleluiah ! A ce titre les cellules en verres de cette boite de nuit avec des femmes devetues et lascives jouant avec leurs menottes, sans parler du defile de lingerie de mannequins masques fut du meilleur effet. J'ai juste regrette de ne pas avoir a ma disposition 2 ou 3000 dollars pour la loge et la bouteille de Moet. Heureusement je change d'echelon a la rentree, je pourrai m'en acheter une chez Carrefour.
Apres un semaine passee dans l'etuve moscovite - entre 35 et 40 degres -, depart donc pour la Siberie , avec plusieurs arrets prevus sur le trajet. Depart de la gare de Kazan, precipitee comme il se doit puisqu'une demie-heure avant le depart je fermais la porte de l'appart de l'autre cote de la ville. Bref, j'ai longtemps transpire dans mon compartiment. 15 heures de train couchette, relativement bien amenege : 4 couchettes par cabine, avec matelat, draps, couverture, oreiller, table au milieu... Couloir d'un cote du wagon avec aux extremites la cabine de la prodvonitsa - le dragon femelle qui garde le wagon - et les toilettes. J'aurai mis 2 semaines a comprendre comment faire couler l'eau dans le lavabo. Des toilettes correctes avec des petits picots sur la cuvette pour garantir l'equilibre de ceux qui tiennent absolument a pisser a la turc... je vous laisse imaginer la scene. Les nuits sont rythmees par le tac-tac des roues passant sur les jointures des rails. Kazan , capitale du Tatarstan, etat musulman au SE de Moscou, relativement riche grace a la decouverte d'hydrocarbures. Une ville la aussi en pleine mutation avec un ancien centre en destruction - reconstruction - rehabilitation, on ne sait pas trop, assez joli du reste. Construction d'un nouveau metro flambant neuf qui fait la fierte des habitants. Un joli Kremlin avec son eglise orthodoxe, ses batiments et sa nouvelle mosquee aux domes turquoises et aux minarets elances. Un vaste marche central anime,avec de nombreux produits venus du Caucase ou d'Asie centrale. La Volga aussi qui longe l'agglomeration, 1er des nombreux fleuves mythiques traverses par la ligne. Balade le soir tard dans la ville, avec une impression de calme, de tranquillite et de securite qui tranche avec l'image de la Russie vehiculee a l'etranger. Sentiment ressenti dans toutes les villes traversee. Sauf la fois ou je me suis fait arrete par le FSB qui m'a remis a la mafia georgienne suite a mon implication dans un vaste trafic transfrontalier de matieres radioactives. Logement dans l'hotel face a la gare, un charmant petit hotel de 10 etages et 50 metres de long a 25 dollards la nuit + 5 dollars la douche. L'hotellerie en Russie, vient chercher bonheur. L'accueil dans les hotels russes, viens chercher sourire. Apres 3 jours passes la, depart pour Iekaterinbourg, celebre entre autre pour la triste fin des Romanov en 18. D'abord l'hotel, celui en face de la gare parce que le moins cher, a 30 dollars la nuit, cette fois avec une douche incorporee, mais egalement aux ressorts du lit incorpores dans mon dos. Bref j'ai dormi par terre. Des dimensions sympas avec un couloir au tapis rouge et aux neons clignotants qui couraient tout le long de l'immeuble - soit 200 metres - du coup je disais redrum a tout le monde, et ils m'onent interne une journee. Jolie ville, avec une architecture coloree, de grandes facades classiques, de larges avenues le plus souvent boisees. D'ailleurs les villes russes sont tres boisees puisque les contre-allees sont plantees de nombreux arbres un peu touffus, sorte de foret dans la ville. C'est assez joli et rafraichissant. Ici aussi j'ai couru la ville pour changer des travellers cheques master card dans un pays ou les rares banques qui acceptent les cheques de voyage ne prennent que les american express... de bonnes suees comme aux bains. Une grande ville de 1.5 M d'hab, en pleine mutation aussi, constellee de grues et d'echafaudage, maquillee de panneaux publicitaires courant sur des facades entieres. Impossibe de visiter le nord industriel, avec des arbres courant tout autour des usines. En meme temps, mon envie de photographier les usines n'est pas franchement recommandee en Russie, pays encore tres soupconneux. Puis depart pour Novossibirsk et donc entree en Siberie proprement dite puisqu'Iekarerinbourg se situe aux limites sud de l'Oural. 30 heures de train au programme, dont 2 nuits, ce qui a l'avantage de limiter les nuits d'hotel. En fait de la Siberie on ne voit pas grand chose puique le trace du transsiberien passe tres au sud, presque a la frontiere du Kazakhstan et de la Mongolie. La Siberie est quasiment vierge de toute occupation humaine sauf le long des fleuves et de l'ocean glacial arctique. Ce qui laisse reveur vu ses dimensions et qui a permis a une famille russe qui fuyait le communisme en 17 de decouvrir dans les annees 1990 l'existence de Boris Eltsine. Histoire racontee par un Russe. Bref, la Taiga est a peine effleuree sur le trajet du train mais en meme temps des millions de km carres de sapins, ca doit etre un peu monotone. Des paysages assez monotones finalement constitues de vastes prairies et de forets, le plus souvent tout plat, avecd qq villages de ci de la, quand il n'ya pas un mur d'arbre le long de la voie qui cache la vue. Novossibirsk et ses industries, son fleuve l'Ob, sa statue de Lenine - toutes les villes ont leur Lenine sous forme de fresque, de fronton ou de statue - et son musee du train. La encore une tres grande ville -2 M d'hab - en plein bouleversement, ou plutot chantier. Une ville plus grise qie Iekaterinbourg, plus eloignee de Moscou, plus industrielle, au centre perce de larges avenue encadrees par de grands immeubles gris et sans le charme de l'architecture en bois que l'on retrouve a Krasnoiarsk ou Irkoutsk plus a l'est. Mais des tours qui sortent de terre a toute vitesse pour loger une population souvent tassee dand des petites maisons biscornues en bois, trop petites et peut etre mal adaptees aux temperatures extremes de l'hiver siberien : - 30 degres et jusqu'a - 50 parfois. Ce qui a l'avantage de maintenir la vodka au frais et de pouvoir se passer de congelateur. Ce que font les habitants en suspendant leurs courses a la fenetre. Il faut juste surveiller le nez et les oreilles qui gelent en 5 minutes. Parce qu'apres on ressemble a Mickey. Visite donc de la ville et du musee du train qui rassemble des dizianes de locos a vapeur la chaudiere surmontee de l'etoile rouge, diesel etc qui depuis 1 siecle parcourent la ligne. Demenagement aussi pour dormir depuis la nurserie de la gare a l'hotel du centre, certes a la facade tristounette mais aux coup de fils nocturnes culturels pour rencontrer Tatiana, Svletlana ou Grouchenka... Puis nouveau depart, cette fois pour Irkoutsk et le lac Baikal, 600 km de long et jusqu'a 100 de large et 6000 m de profondeur. Ca laisse songeur. La plus grande reserve naturelle d'eau du monde, + que les 5 grands lacs americains. Mais d'abord Irkoutsk : jolie ville bordee par un affluent de la Lena , l'Angara. De nombreuses maisons en bois colorees et aucune p... de banque qui prend les cheques master cards. Un grand marche couvert avec des poissons fumes a proffusion. Peu de grands immeubles en fait. Tentative de faire une croisiere sur le Baikal mais c'est l'ete et il faut attendre 3 jours donc depart pour Litsvianka, petit village - touristique - situe le long du lac, puique Irkoutsk se trouve a 60 km. Lac plonge dans la brume et le crachin qui ne se devoila guere a mes yeux. Mes j'en ai eu un apercu avec ses eaux transparentes, ses cotes boisees et escarpees. Paysage qui ressemble a celui des fjords en fait. Difficile d'en apprehender ses dimensions de cette facon mais le temps commencait a me manquer pour la Mongolie puis la Chine. Retour donc a Irkoutsk le lendemain en fin d'apres midi et le soir depart pour la Mongolie pour 36 heures de train dont 8 heures a la frontiere... |